Blissim veut devenir l’acteur majeur du e-commerce en Europe

Vendue puis rachetée à Birchbox par ses fondateurs, Quentin Reygrobellet et Martin Labas, l’entité française du groupe, rebaptisée depuis Blissim, s’est concentrée depuis deux ans sur sa croissance locale alimentée par la crise électronique du Covid, très favorable aux échanges. « Nous sommes passés de 30 à 50 millions de chiffre d’affaires en deux ans avec une croissance continue à deux chiffres », explique Quentin Reygrobellet.

Sorti récemment de l’accord signé avec son ancien actionnaire interdisant toute expansion à l’international, Blissim entend désormais poursuivre son développement hors de France. Pour ce faire, Raise Investissements, société fondée par Clara Gaymard, a rejoint le tour des actionnaires le 4 février pour environ un tiers, aux côtés des deux fondateurs majoritaires, et d’Otium Capital.

« Cela va nous permettre d’accélérer du côté européen, avec l’Allemagne au 1er mars, mais aussi du côté français, où nous sommes l’un des principaux acteurs du numérique, mais globalement, avec encore beaucoup de marge de progression. Aujourd’hui, nous avons trois piliers pour grandir, qui sont la box à 14,90 euros, le e-commerce de produits soldés et notre propre studio de création de marque Beauty Story », précise la dirigeante.

Lancement en Allemagne en mars

Le service client BlissimPour atteindre le marché allemand, le dirigeant veut d’abord s’appuyer sur l’avantage concurrentiel de la banque. « Nous entrons dans un marché relativement mature mais avec un produit plus attractif. On va proposer la box la moins chère, la seule personnalisée, la seule connectée au commerce électronique, qui nous permet d’avoir accès à toutes les grandes marques », précise-t-il.

Comme en France, les coffrets proposeront chaque mois une sélection personnalisée de cinq produits de cinq marques différentes, issues de marques sélectives, parapharmacies, professionnelles ou de niche, majoritairement clean beauty. « Au départ, nous aurons une offre globale avec des marques de plus en plus locales », précise Quentin Reygrobellet. « Nous avons beaucoup d’ambition sur le marché allemand, c’est l’un des principaux marchés européens », ajoute-t-il.

A l’heure actuelle Blissim se définit comme le numéro un en Europe en nombre d’abonnés, avec 200 000 personnes captées rien qu’en France. Une position qui devrait croître rapidement avec l’intégration des consommateurs européens.

En fait, l’expérience allemande devrait préfigurer l’installation du concept dans d’autres pays de destination, comme l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, la Scandinavie et la Pologne, toujours avec la volonté de privilégier une approche locale soutenue par des équipes natives.

Contacter le service client de Blissim par téléphone

Une solution plébiscitée par les marques

Basé sur le modèle français, le concept de box vise à offrir aux marques un nouvel outil pour se rapprocher des consommateurs. « Les choses ont beaucoup changé en dix ans, il y a eu un grand virage des marques qui mettent désormais le digital au centre de leur stratégie d’expansion mondiale. La box est devenue l’un des principaux leviers de communication. Par exemple, avant le Covid, le contenu de nos box était bouclé 3 à 5 mois à l’avance en moyenne, aujourd’hui en février on boucle déjà décembre 2022 », explique Quentin Reygrobellet.

Support essentiel selon la fondatrice, la box Blissim attire aujourd’hui 300 marques collaboratrices aux profils très variés, allant des plus établies aux plus niches, avec une offre de plus en plus orientée vers la beauté propre.

Les créations du studio Beauty Story

Imaginé il y a trois ans, le studio Beauty Story a pris son envol il y a un an avec le lancement de marques propres établies. Le principe est de développer et d’accompagner des marques indépendantes de la marque Blissim, à proposer en circuit ouvert.

« Notre métier est basé sur la data, ce qui nous permet d’identifier les besoins des consommateurs, peu ou pas couverts par les marques. Grâce à notre box, nous créons également une passerelle entre online et offline pour tester les produits, capter l’attention des clients. Avec Beauty Story, nous utilisons ces deux atouts pour créer des marques dans des univers suffisamment forts pour répondre aux besoins », explique Quentin Reygrobellet.

Parmi la dizaine de marques déjà lancées par le studio, Imparfaite ou Glim sont bien sûr en vente sur les sites Blissim, mais aussi Nocibé, Marionnaud, Beauty Success ou encore Monoprix.

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